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École d’art de Haḍḍa : repères iconographiques

La divinité

11 œuvres · + 44 discutées

Les dieux du panthéon gandharien tels que les notices les décrivent. Indra porte le haut diadème d'orfèvrerie appelé mukuṭa : bandeaux ornés de cabochons, arcs semi-circulaires, couronnes parfois surmontées d'un croissant d'inspiration iranienne ; le visage est fin, idéalisé et souriant, les lobes des oreilles distendus par les lourdes perles. Vajrapāṇi, protecteur du Buddha qui tient le vajra, emprunte ses traits à Bacchus ou aux silènes, jusqu'au bonnet phrygien. Quant au dieu Brahma, les artistes, s'appuyant sur les textes, lui ont donné le même aspect que ses fidèles mortels, les brahmanes : la base laisse ces têtes en débat.

Les marques distinctives

Chaque marque renvoie à des notices réelles qui la décrivent.

  • Haut diadème d'orfèvrerie (mukuṭa) : bandeaux à cabochons, arcs semi-circulaires

    Voir dans la base : HADB 125, HADB 126, HADB 131

  • Couronne ou diadème surmonté d'un croissant, d'inspiration iranienne ou centrasiatique

    Voir dans la base : HADB 127, HADB 128

  • Visage fin, idéalisé et souriant, lobes des oreilles distendus

    Voir dans la base : HADB 125, HADB 128, HADB 131

  • Le vajra tenu ou brandi, attribut de Vajrapāṇi

    Voir dans la base : HADB 148, HADB 150, HADB 474

Trois œuvres pour apprendre à regarder

Le dieu Indra est coiffé d'un haut diadème d'orfèvrerie appelé mukuṭa, composé ici d'un bandeau orné de deux cabochons centraux, surmonté d'arcs semi-circulaires, certainement porteurs d'un motif à l'origine, et terminé par un fond en forme de disque. Le visage idéalisé et souriant est fin, le nez pointu. Les lobes des oreilles sont distendus et on distingue deux plis sur le coup.

Cette tête d'Indra porte la marque d'une inspiration centrasiatique. La coiffe complexe, composée d'une couronne surmontée de deux spirales enroulées, porte un croissant iranien, peut-être hephtalite. Le visage a des traits irréguliers. Vu de profil, le front est exagérément bombé. Les yeux mi-clos sont en amande. Le nez est court et pointu, la bouche souriante. Les lobes de ses oreilles sont allongés par les lourdes perles qu'il portait. Sur le cou, un pli est marqué. Barthoux note des traces de polychromie rouge.

Vajrapāṇi est coiffé d'un turban noué à l'arrière de la tête, et dont le rebord est décoré d'un médaillon circulaire. Les cheveux sont représentés très sommairement, comme le visage qui est complètement idéalisé. Il porte des bijoux : une sorte de torque et un bracelet. Il semble vêtu de l'uttarāsaṅga qui laisse une partie du torse découverte, et un châle couvre ses épaules. De la main gauche, il tient fermement le vajra.

Ne pas confondre

Identifications discutées

La base laisse elle-même ces notices en débat : leur titre hésite entre plusieurs figures. Elles font partie de la leçon : identifier, c’est peser des indices.

Cette figure dans les parcours

Des parcours commentés de la base contiennent plusieurs œuvres de cette figure.