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Dīpaṁkara Jātaka

HADB 464Inv. MK 74Haḍḍa, localisation perdue
Haḍḍa, localisation perdueChambranleSchisteSculpture
Chambranle en Schiste : Dīpaṁkara Jātaka, Haḍḍa, localisation perdue, Hadda
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Galerie (1)
Haḍḍa, localisation perdue

Localisation

Haḍḍa, localisation perdue

Description

Il s'agit d'un fragment en mauvais état appartenant à un chambranle historié, brisé en haut et en bas. La bordure extérieure est ornée d'une rangée verticale d'acanthes et d'un bandeau contenant des petits personnages nus séparés par des corniches à décors dentelés. L'un des personnages joue de la flûte (laquelle semble être une innovation gandharienne, elle n'est pas toujours portée par un personnage de la légende bouddhique mais est omniprésente dans l'art kuśan (Marcel-Dubois, 1941 : 94)), l'autre porte la main à la bouche. Plusieurs registres étaient historiés : le seul conservé est celui représentant le Dīpaṁkara Jātaka. Ce récit rapporte que dans la ville mythique d'Amorn, l'étudiant Sumedha (ou Megha) aurait reçu du Buddha du passé Dīpaṁkara (« Le Porteur de Lampe », « Celui qui apporte le Lumière ») la prédiction de sa prochaine incarnation sous l'aspect du Buddha Śakyamuni. Au centre de la scène se trouve le Buddha Dīpaṁkara, sans nimbe, légèrement plus grand que les autres personnages. Derrière lui se tient Vajrapāṇi, barbu, et devant lui une jeune fille portant une cruche, certainement celle qui vendit des fleurs au Bodhisattva. Celui-ci, encore novice, est représenté à trois moments de la légende : d'abord debout, il lance une fleur au Buddha, puis il s'agenouille et lance ses cheveux pour lui permettre de traverser la flaque, enfin après la prédiction il est transporté dans les airs, près de la tête du Buddha. Tous les détails ont été abandonnés dans ce tableau : ni la maison de la jeune fille, ni le marchandage des fleurs, ni leur miracle ne sont représentés. Vajrapāṇi lui-même ne figure que pour équilibrer la composition, tout comme la jeune fille qui n'occupe pas sa place habituelle de l'autre côté de la scène. Dans l'art du Gandhāra, ce récit est fréquemment représenté sous la forme d'un tableau à narration continue. Le plus souvent le Buddha Dīpaṃkara se trouve au centre, entouré de Vajrapāṇi et d'une marchande de fleurs, parfois devant sa maison -, dans certains cas peuvent s'adjoindre un ou deux moines. A cette scène s'ajoute la triple, quadruple voire quintuple présence du jeune novice brahmanique Sumedha, le futur Buddha Śakyamuni.

Observations

Selon la tradition, le Dīpaṁkara Jātaka se déroulerait dans la région de Nagarāhāra, ce qui semble expliquer son succès à Haḍḍa. De fait, puisque le Buddha n'est jamais venu au Gandhāra, celui-ci a dû créer ses lieux saints (et sans doute certaines, voire toutes ses reliques), le plus souvent d'après les vies antérieures du Buddha, en particulier les Jātaka « prophétiques » comme celle de Dīpaṁkara et celles relatant les grands sacrifices, comme les Śibi Jātaka.

Étude comparative

HADB n°465

Caractéristiques

Dimensions

H: 39cm × L: 31cm

Technique

Sculpture

Matière

Schiste

Type d'objet

Chambranle

Site

Haḍḍa, localisation perdue

Lieu de conservation

Musée National d'Afghanistan

N° d'inventaire de musée

MK 74

Traces de polychromie

Non

Restauration

Pas de restauration